Un documentaire sur le sujet est passé à la
télévision samedi 3 mai, à 23h00. Réalisé
par Francis Gillery
Produit par La Compagnie des Phares et Balises, avec la participation
de France 3
Passé sous silence - Durée : 90 minutes
Pourquoi Pierre Bérégovoy aurait-il été
assassiné ? Le film revient sur les affaires qui ont
agité le deuxième septennat de François
Mitterrand et évoque l’affaire des Frégates
de Taïwan. Pierre Bérégovoy était
alors ministre des Finances. Par petites touches se dessine,
en filigrane, un portrait de Pierre Bérégovoy
sur la fin de sa vie, sensiblement différent de celui
véhiculé par la thèse officielle. Un Pierre
Bérégovoy inquiet et sous pression, mais pas dépressif…
!
L’originalité de ce film réside également
dans le portrait tracé de Pierre Bérégovoy
: un homme aux ambitions présidentielles intactes mais
un homme gênant politiquement.
Les faits. Samedi 1er mai 1993, 19h09, la nouvelle
tombe sur les téléscripteurs des salles de rédaction.
Cette nouvelle va stupéfier et bouleverser le pays tout
entier : « Pierre Bérégovoy a tenté
de se suicider d’une balle dans la tête.» ...
Pierre Bérégovoy avait quitté son poste de
Premier Ministre un mois auparavant, suite à la victoire
écrasante de la droite aux législatives....
Si la thèse de suicide n’est alors mise en doute
par personne, il subsiste pourtant de nombreuses zones d’ombres.
Malgré les demandes incessantes de Gilberte Bérégovoy,
décédée en 2001, le rapport d’autopsie
n’a jamais été communiqué à
la famille et aucune expertise balistique n’a été
effectuée. Francis Gillery, le réalisateur, n’a
d’ailleurs pas été autorisé à
consulter le dossier d’instruction ni à rencontrer
la directrice de l’Institut Médico-légal de
Paris.
Le film met en lumière non-dits et incohérences
et reconstitue la dernière journée du drame. Beaucoup
d’éléments posent problème : la position
du corps, l’arme soi-disant utilisée - un 357 Magnum
- la nature, la trajectoire et le point d’impact de la balle,
l’emploi du temps des dernières heures de Pierre
Bérégovoy ou encore les témoignages fantaisistes
du chauffeur et du garde du corps sur lesquelles reposent la version
du suicide.
En outre, de nombreux témoins attestent que Pierre Bérégovoy
n’était pas, comme l’ont décrit unanimement
les médias, un homme « dépressif et brisé
par l’exercice du pouvoir », mais un politique prêt
à se lancer dans d’autres batailles notamment la
présidentielle de 1995.
Témoins exclusifs.
Francis Gillery s’est intéressé de très
près à cette affaire dès 2001, lorsqu’il
rencontre, dans le cadre d’une autre enquête, le commissaire
Hubert Marty Vrayance des Renseignements Généraux,
alors chargé de rassembler des éléments sur
les circonstances de la mort de Pierre Bérégovoy.
Celui-ci est aujourd’hui l’un des intervenants majeurs
du film.
Francis Gillery a également recueilli en exclusivité
les propos de Pascal Mornac, témoin direct des évènements,
qui était présent sur les lieux au moment du drame.
Ce témoin n’avait encore jamais parlé.